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Pour la première fois dans l’histoire du Global Research Council, un espace dédié a été aménagé pour le Sud global, et les échanges qu’il a suscités façonnent déjà la suite….
Pour la première fois dans l’histoire du Global Research Council, un espace dédié a été aménagé pour le Sud global, et les échanges qu’il a suscités façonnent déjà la suite.
La toute première édition du GRC South Day, organisée en marge de la réunion annuelle du GRC à Bangkok, en Thaïlande, du 18 au 22 mai, a réuni des conseils de recherche, des bailleurs de fonds et des partenaires internationaux.
L’événement a marqué un changement important dans le dialogue mondial sur la recherche en plaçant les priorités, les expériences et le leadership des pays du Sud global au cœur des échanges sur la coopération internationale, le financement et le développement scientifique.
Le Global South Day a créé un forum dédié pour examiner comment la collaboration Sud–Sud peut jouer un rôle transformateur dans la réponse à des priorités communes, du changement climatique et de la sécurité alimentaire à la santé et à l’énergie.

Les participants se sont appuyés sur des expériences en Amérique latine, dans la région arabe et en Afrique subsaharienne, avec un large consensus sur la nécessité de passer d’efforts bilatéraux fragmentés à une programmation coordonnée et multilatérale.
Un dialogue parallèle, animé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), a réuni pour la première fois, dans ce cadre, les hauts responsables des conseils de recherche du Sud global, tandis que se poursuivaient les échanges engagés lors de l’atelier du South Day.
Le dialogue a mis en évidence la nécessité d’une coordination renforcée, d’une plus grande visibilité des connaissances produites dans le Sud et d’approches plus inclusives pour définir l’excellence scientifique.
Les participants ont également identifié une série d’actions prioritaires visant à traduire les discussions en collaboration à long terme.
Il s’agissait notamment de constituer des réseaux de recherche Sud–Sud pour les chercheurs en début de carrière, de développer des plateformes d’échange de connaissances, de renforcer les liens entre chercheurs et décideurs, d’améliorer la transparence des flux de financement de la recherche et de concevoir des cadres d’inclusion reflétant les réalités régionales plutôt que de s’appuyer uniquement sur des modèles du Nord.
Parmi les modèles cités comme référence de ce que peut accomplir une collaboration Sud–Sud coordonnée figurait la Science Granting Councils Initiative.
La SGCI a été présentée comme un exemple de premier plan de la manière dont les organismes de financement de la recherche peuvent aller au-delà du renforcement des capacités institutionnelles pour favoriser une transformation plus large des systèmes, grâce à des mécanismes de financement conjoints, des structures de gouvernance régionales, des plateformes d’apprentissage entre pairs et des groupes de travail thématiques.
Les échanges ont également inclus un petit-déjeuner collaboratif des bailleurs de fonds de la SGCI, qui a réuni des conseils africains, des bailleurs et des partenaires afin de réfléchir au rôle de la SGCI dans le renforcement des systèmes africains de financement de la recherche et dans le développement de partenariats plus coordonnés avec des bailleurs situés au-delà du continent.
S’exprimant lors du petit-déjeuner, Angus Paterson, directeur général par intérim de la National Research Foundation, a déclaré que l’on demande aux conseils africains de faire plus que financer la recherche. Ils sont censés contribuer à définir les priorités nationales, soutenir la collaboration régionale, renforcer les systèmes institutionnels et relier plus efficacement la recherche africaine aux opportunités mondiales.
Paterson a ajouté que les conseils africains ne devraient pas seulement être des participants aux partenariats mondiaux, mais aussi des contributeurs actifs à la manière dont ces partenariats sont façonnés.

Anicia Peters, directrice générale de la Commission nationale namibienne de la recherche, de la science et de la technologie et future présidente de l’Alliance SGCI, a également joué un rôle central dans les discussions de Bangkok, s’appuyant sur onze années de réalisations de la SGCI pour tracer une voie vers une coordination accrue avec des partenaires au-delà du continent.
« Nous remercions le GRC d’avoir offert une plateforme pour tester de nouvelles approches fondées sur la responsabilité mutuelle et l’appropriation partagée. Il est urgent d’approfondir la collaboration Sud–Sud tout en repensant les partenariats Nord–Sud afin qu’ils soient plus équitables, guidés par la demande et adaptés au contexte », a déclaré l’CRDI.
La réunion de Bangkok s’est achevée sur un engagement concret à organiser de nouveau le Global South Day au Cap en 2027.
Cette décision a été largement perçue comme le signe que l’élan généré à Bangkok devrait se poursuivre au-delà d’une seule réunion et évoluer vers une plateforme durable d’engagement et de coopération Sud–Sud.
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Publié le 22 mai 2026
Par Jackie Opara-Fatoye
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