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Lorsque les communautés en Namibie transforment les déchets organiques en énergie propre, lorsque la technologie satellitaire aide à avertir les communautés vulnérables de l’approche d’inondations, ou lorsque les scientifiques développent…

Lorsque les communautés en Namibie transforment les déchets organiques en énergie propre, lorsque la technologie satellitaire aide à avertir les communautés vulnérables de l’approche d’inondations, ou lorsque les scientifiques développent des solutions agricoles adaptées au climat et améliorent les cultures indigènes pour renforcer la nutrition, les avancées sont faciles à constater.

Ce qui reste souvent invisible, c’est l’infrastructure de recherche qui les sous-tend.

Les laboratoires où les idées sont testées, l’équipement spécialisé qui génère des données fiables, les techniciens qualifiés qui entretiennent les instruments sophistiqués et les partenariats qui permettent aux chercheurs de partager leur expertise entre institutions forment tous l’écosystème de recherche qui transforme les idées scientifiques en solutions pratiques.

C’est cette fondation invisible que la Commission nationale pour la recherche, la science et la technologie (NCRST) a cherché à cartographier dans le premier rapport de l’enquête nationale sur les infrastructures de recherche de la Namibie. Le rapport offre l’image la plus claire à ce jour des systèmes qui soutiennent la recherche et l’innovation dans le pays et met en évidence les domaines où de futurs investissements sont nécessaires pour libérer un impact encore plus grand.

La directrice générale de la NCRST, Anicia Peters, a déclaré que les conclusions orienteraient les prochaines étapes. « Le rapport guidera notre planification stratégique, éclairera les décisions d’investissement et renforcera la coordination dans le secteur de la recherche, de la science et de l’innovation en Namibie », a-t-elle déclaré lors du lancement du rapport en mars.

Les conclusions révèlent un paysage de recherche qui arrive progressivement à maturité. L’enquête a cartographié 49 installations de recherche à travers la Namibie, avec un taux de réponse de 71 % de la part des institutions participantes.

La plupart des installations sont pleinement opérationnelles, et près de neuf sur dix sont engagées dans des collaborations nationales, régionales ou internationales, reflétant une communauté de recherche de plus en plus connectée.

Anicia Peters, directrice générale de la NCRST

Pourtant, le rapport révèle également des disparités importantes. Les infrastructures de recherche restent concentrées dans les régions de Khomas et d’Erongo, le gouvernement continue d’être la principale source de financement des installations de recherche, et de nombreuses institutions signalent des pénuries de compétences spécialisées et d’équipements avancés nécessaires pour suivre le rythme des défis scientifiques émergents.

Ces conclusions sont importantes car elles décrivent la capacité de recherche de la Namibie et elles aident à expliquer le portefeuille croissant d’innovations scientifiques du pays.

Partout en Namibie, les chercheurs démontrent déjà comment les investissements dans les systèmes de recherche peuvent se traduire par des solutions ayant des avantages tangibles pour les communautés.

Dans une partie du pays, la recherche scientifique aide à convertir les déchets organiques en biogaz, réduisant la pollution environnementale tout en fournissant aux ménages une source d’énergie plus propre et plus durable. Ailleurs, les progrès en matière d’observation de la Terre et de technologies satellitaires améliorent les systèmes d’alerte précoce pour les inondations, permettant aux communautés de se préparer aux catastrophes liées au climat de plus en plus fréquentes.

Dans le secteur agricole, les chercheurs exploitent des microbes naturels pour améliorer la santé des sols et renforcer la résilience des agriculteurs face au changement climatique, tandis que d’autres équipes explorent le potentiel des cultures indigènes riches en protéines pour améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire.

Bien que ces innovations répondent à différentes priorités nationales, elles partagent quelque chose de fondamental, car chacune dépend de la disponibilité d’installations de recherche, d’expertise scientifique, d’équipements spécialisés et de réseaux de collaboration qui rendent la découverte possible.

L’enquête renforce ce lien. Elle identifie l’alimentation et la nutrition, les énergies renouvelables, l’agriculture et l’intelligence artificielle parmi les domaines de recherche stratégiques nécessitant des infrastructures plus solides et des investissements soutenus.

Le rapport met également en évidence des défis qui vont au-delà des bâtiments et des équipements. Quatre institutions sur cinq interrogées ont signalé des lacunes en matière de compétences, tandis que les répondants ont souligné la nécessité d’améliorer la formation, de renforcer la gestion des données, d’améliorer la fiabilité de la connectivité à large bande et d’accroître l’accès aux équipements scientifiques spécialisés.

Les répondants ont également souligné l’importance d’élargir la collaboration et d’améliorer l’accès aux infrastructures de recherche afin que les installations puissent être partagées plus efficacement entre les institutions.

Ces recommandations résonnent fortement avec le travail de l’Initiative des organismes de subvention de la recherche scientifique (IOSRS), qui a soutenu la recherche et l’innovation à travers l’Afrique en renforçant les systèmes scientifiques nationaux et en permettant aux chercheurs de répondre aux priorités de développement définies localement.

Les projets namibiens soutenus par l’initiative illustrent comment les investissements dans la capacité de recherche peuvent produire des solutions qui s’étendent bien au-delà du laboratoire, du renforcement de la résilience climatique et de l’agriculture durable à l’amélioration des systèmes alimentaires et à l’élargissement de l’accès à l’énergie propre.

La plus grande contribution du rapport est peut-être qu’il déplace l’attention des succès scientifiques individuels vers les systèmes qui rendent ces succès possibles.

Les percées scientifiques émergent rarement de manière isolée. Elles dépendent d’investissements à long terme dans les infrastructures, les personnes qualifiées, les institutions et les partenariats qui créent un environnement propice à l’épanouissement de la recherche.

Plus important encore, il rappelle aux décideurs politiques, aux bailleurs de fonds et aux chercheurs que chaque innovation capable de changer des vies commence bien avant qu’une découverte n’atteigne le public. Elle commence par la construction des fondations qui permettent à la science de prospérer.

Un appel à la communauté de recherche africaine

L’appel de recherche multilatéral IOSRS-STISA 2034 encourage les universités africaines, les organismes de recherche publics et les institutions de recherche gouvernementales à explorer l’opportunité et à commencer à constituer ou à rejoindre des consortiums de recherche éligibles.

L’appel à recherche multilatéral IOSRS-STISA-2034 est soutenu par un partenariat entre les conseils subventionnaires de la recherche scientifique africains, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), le gouvernement de la Norvège, le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni et Wellcome.

Les manifestations d’intérêt doivent être soumises d’ici le 25 septembre 2026 ; les candidats sont encouragés à utiliser la plateforme de mise en relation pour la recherche (Research Matchmaking) afin d’identifier des collaborateurs potentiels et d’accéder aux conseils de candidature.

Consultez le lien ci-dessous pour en savoir plus sur l’opportunité, les critères d’éligibilité et le processus de candidature :

https://call.sgci.africa

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Publié le 29 juillet 2026

Par Jackie Opara-Fatoye

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