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Des systèmes de science, de technologie et d’innovation (STI) robustes et inclusifs sont essentiels pour stimuler le développement social et économique et atteindre les objectifs de développement durable. Les organismes subventionnaires de la recherche scientifique (OSRS) jouent un rôle crucial en permettant à ces systèmes de fonctionner efficacement. Cependant, dans de nombreux pays en développement — particulièrement en Afrique subsaharienne — les OSRS sont confrontés à une série de défis interconnectés qui limitent leur capacité à remplir leurs fonctions fondamentales. L’Initiative des organismes subventionnaires de la recherche scientifique (IOSRS) a été créée en 2015 dans le cadre d’un effort de collaboration visant à renforcer les OSRS et à relever ces défis systémiques.

En 2026, l’IOSRS est entré dans sa troisième phase ( IOSRS-3 ou SGCI-3), marquant un nouvel engagement de cinq ans pour le renforcement des systèmes de STI à travers l’Afrique subsaharienne. S’appuyant sur une décennie de progrès réalisés dans le cadre de l’IOSRS-1 et de l’IOSRS-2, cette phase marque le passage d’une approche axée principalement sur le renforcement des capacités à une plateforme à part entière, dirigée par les pays africains, dédiée à la collaboration en matière de recherche, au leadership politique et à un investissement durable dans les STI.

L’initiative travaille actuellement avec les OSRS des 20 pays membres. Ces organismes jouent un rôle d’intermédiaires essentiels au sein des systèmes de STI : ils contribuent à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques nationales, définissent les priorités de recherche, gèrent l’octroi des fonds de recherche, assurent la gestion des accords bilatéraux et multilatéraux en matière de STI et favorisent l’exploitation des résultats de la recherche.

La SGCI-3 introduit l’Alliance SGCI (ou Alliance IOSRS) — une structure de gouvernance pilotée par l’un des organismes, qui permet aux institutions africaines de jouer un rôle central dans la définition de l’orientation et des résultats attendus de l’initiative, tout en collaborant avec les décideurs politiques, les bailleurs de fonds, le secteur privé, la société civile, les organismes régionaux et les réseaux mondiaux en matière de STI. Cette évolution structurelle reflète la maturité et la complexité croissantes des systèmes africains de STI et assure à l’initiative une viabilité à long terme, indépendamment des financements externes.

SGCI-3 en bref

Un nouvel engagement de 57 millions de dollars canadiens donne un élan décisif à l’Initiative des conseils subventionnaires de la science, qui entre dans sa troisième phase, la plus ambitieuse à ce jour. Cette nouvelle phase place les scientifiques, les conseils et les institutions de recherche africains au cœur du développement du continent.

Pourquoi c’est important

L’Afrique est confrontée à une convergence urgente de défis, notamment les chocs climatiques, l’insécurité alimentaire, les épidémies et les bouleversements technologiques. Pour y faire face, il faut des systèmes de science, de technologie et d’innovation (STI) solides et dotés de ressources suffisantes, ancrés dans les réalités africaines et dirigés par des institutions africaines.

Les organismes subventionnaires de la recherche (OSRS) constituent le lien essentiel entre les ambitions nationales et la réalité de la recherche. Ils financent, gèrent et traduisent la recherche en politiques et en pratiques. Pourtant, dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne, ces conseils ont historiquement fonctionné avec des ressources et des capacités limitées. L’IOSRS a pour vocation de changer la donne.

Qu’est-ce que SGCI-3 ?

Annoncée le 12 février 2026 lors du 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la troisième phase de l’Initiative des organismes subventionnaires de la recherche scientifique (IOSRS-3 ou SGCI-3) s’étend de 2026 à 2030. Elle est soutenue par le CRDI (Canada), le FCDO (Royaume-Uni), la Norad (Norvège) et Wellcome (Royaume-Uni).

La SGCI-3 s’appuie sur une décennie de progrès avérés. Les deux premières phases ont renforcé les bases institutionnelles, améliorant la manière dont les conseils conçoivent les appels à financement, gèrent les subventions, font progresser l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes, intègrent l’égalité des sexes, permettent les partenariats public-privé et communiquent sur la recherche. Cette phase consolide et accélère ce travail.

Trois résultats pour impulser le changement

Recherche et innovation de haute qualité dirigées par l’Afrique
La SGCI-3 cofinance des appels à projets de recherche nationaux et multinationaux s’inscrivant dans les thématiques prioritaires de la STISA-2034, notamment l’agriculture, la santé, les TIC, l’énergie et l’environnement. Elle renforce les partenariats et attire de nouveaux investissements afin de relever les défis transfrontaliers.

Influence renforcée sur les politiques de STI
Les OSRS auront une position stratégique pour définir et mettre en œuvre les politiques nationales et régionales en matière de STI grâce à un suivi et une évaluation renforcés, à un engagement fondé sur des données probantes et à une participation active aux forums scientifiques internationaux.

Un processus de gestion de la recherche renforcé
Une assistance technique coordonnée, l’apprentissage entre pairs et des formations sur mesure permettront d’ancrer le renforcement des capacités dans les structures institutionnelles, garantissant ainsi que les OSRS puissent maintenir et consolider leur rôle bien après la fin de l’initiative.

Une nouvelle alliance panafricaine de bailleurs de fonds pour la recherche

L’une des spécificités de la SGCI-3 réside dans l’Alliance SGCI. Cette alliance constitue une nouvelle plateforme qui place les conseils africains aux commandes. Grâce à cette Alliance, les conseils dirigeront la prise de décision, définiront les axes de recherche et noueront des partenariats stratégiques. Le Ghana préside actuellement l’Alliance, aux côtés d’un groupe de coordination qui comprend l’Afrique du Sud, le Kenya, la Tanzanie et la Namibie.

Cette alliance marque un tournant structurel : elle permet de passer d’une initiative financée par des donateurs à une plateforme africaine, détenue et dirigée par des Africains, pour un investissement durable dans la recherche. Il s’agit d’une alliance panafricaine regroupant des organismes de financement de la recherche, qui devrait lancer des appels à projets multipays dans le courant de cette année.

Faire progresser STISA-2034
La SGCI-3 a été expressément conçue pour faire progresser la Stratégie de l’Union africaine en matière de science, de technologie et d’innovation pour l’Afrique (STISA-2034), en étroite collaboration avec l’AUDA-NEPAD, en tant que coordinateur chargé de la mise en œuvre de cette stratégie, et avec la Commission de l’Union africaine (CUA).

Le plan de mise en œuvre du STISA-2034 souligne lui-même la nécessité de tirer parti de l’expérience de l’IOSRS pour renforcer les systèmes nationaux de financement de la recherche et développer les capacités des OSRS. La présence de l’IOSRS au Sommet de l’UA envoie un message clair aux décideurs politiques : l’augmentation des financements consacrés à la R&D, l’harmonisation des politiques et le renforcement des capacités des OSRS constituent la voie à suivre pour l’Afrique vers une innovation inclusive et une croissance durable.

20 pays membres
Angola, Botswana, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, Namibie, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Afrique du Sud, Tanzanie, Togo, Ouganda, Zambie, Zimbabwe

Financé par
le CRDI (Canada), le FCDO (Royaume-Uni), Norad (Norvège) et Wellcome (Royaume-Uni).

Thèmes

Le SGCI vise à renforcer les capacités de ces SGC à soutenir la recherche et les politiques fondées sur des données probantes qui contribueront au développement économique et social.

Renforcement des capacités en matière de gestion de la recherche

Renforcement des capacités en matière de gestion de la recherche

Utiliser les données probantes dans l’élaboration des politiques
Two women discussing how a gender lens can help achieve development targets

Utiliser les données probantes dans l’élaboration des politiques

Financement de la recherche et de l’innovation
Accueil NRF

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Soutenir la communication stratégique et l’assimilation des connaissances
Accueil NRF

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Intégrer l’égalité des sexes et l’inclusion

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S’engager avec le secteur privé

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Mise en place d’agences de financement
SGCI meeting with funding agency staff in West Africa.

Mise en place d’agences de financement